"Les Royaumes Cachés : Tome 1 : L'Ange Gardien" Extrait N°1

Publié le 8 Juin 2014

Aujourd'hui, je vais vous offrir un extrait du chapitre 1 des "Royaumes Cachés".

Enjoy !

(Psssst ! Si jamais, Sabrina est (ou plutôt était) la meilleure amie de Mélanie)

Bien à vous,

Malika H.

Ses blessures – infectées par la saleté de la pièce – et les griffures sur son dos, son bras et son torse la brûlaient et la consumaient, l’empêchant de trouver la paix pour s’endormir.
Mélanie se leva dans de rudes efforts et avec douleur et alla se préparer un verre d’eau en espérant que cela l’apaiserait.
Elle marcha dans l’obscurité et entendit ses parents discuter. Elle avança le plus silencieusement que possible sur le sol froid, pour ne pas se faire entendre et pour écouter la conversation.
– J’ai été viré, aujourd’hui ! se lamenta Paul.
– Bravo, bien joué ! Et pourquoi ?
– D’après eux, je me bourre trop la gueule ! Mais ça, c’est à cause de Mélanie ! Cette responsabilité de père, ça me fout la pression !
– Ouais, bah ça, c’est sûr !
– J’en peux plus, j’en ai marre… rien à foutre, j’vais la tuer !
Les yeux de Mélanie s’écarquillèrent à l’apogée.
Son corps s’immobilisa.
Sa respiration se coupa.
Son dos se glaça.
– Attends, mais… et les keufs ?
– Quoi, les keufs ? Rien à foutre des keufs !
Mélanie demeura figée et sentit son corps trembler. Elle avait déjà saisi un verre vide et sa respiration coupée accéléra son cœur.
Était-il sérieux ?
– J’vais m’débarrasser d’elle tout d’suite et je jetterai son corps dans la Seine !
Il finit sa phrase en chargeant son pistolet.
… La même arme qui avait tué Sabrina…
Mélanie, pétrifiée, lâcha son verre qui se cassa dans un fracas assourdissant.
– C’est elle, putain ! s’écria le père fou de rage et affolé.
Elle entendit son père se lever d’un bond du lit.
Poussée par la plus grande angoisse de sa vie, Mélanie se mit à courir jusqu’à sa chambre et ferma la porte à clé. Son père, essayant d’ouvrir, massacra la porte en hurlant.
Les larmes coulaient sur le visage de Mélanie. Elle regarda le fin battant trembler sous les poings de celui qui était censé être son père. Ses sanglots ne la secouaient pas, elle ne respirait plus et pleurait en silence.
Il n’y avait qu’une seule issue.
La fenêtre.

La suite ici :

Rédigé par Malika Hess

Publié dans #Extraits

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