"Les Royaumes Cachés : Tome 1 : L'Ange Gardien" Extrait N°4

Publié le 29 Juin 2014

Hey c'est dimanche !

C'est le jour des extraits !

Alors c'est avec plaisir que je vous publie un extrait tiré du chapitre 15, quand Mathias, Mélanie et Serena se sont déjà installés chez Kevin, un Juge !

Bonne découverte !

Mathias restait encore sur le toit. Il était assez tard dans la soirée, mais il voulait demeurer là. Il était tellement bien installé.
Il passa plusieurs minutes assis, après la visite de Serena, en se posant une question qu’il ne s’était jamais posée :
« Si je retrouve l’assassin de père et maman, comment le tuerai-je ? » pensa-t-il.
Cette question trotta dans son esprit. Il finit par s’allonger sur le toit en pente, les mains sous la tête. Comment exterminer le tueur de ses parents ? Lentement, pour le faire souffrir comme il eut souffert, ou en finir avec lui tout de suite ? C’était un choix difficile.
Il finit par grimacer et secouer la tête pour chasser ces ignobles pensées de son esprit. Les songes meurtriers n’eurent jamais été de ses habitudes.
Il s’assit et regarda Notre-Dame. Elle sembla si proche, mais si loin en même temps. Mais comme durant la journée il avait habituellement beaucoup de choses à faire – en surveillant Mélanie –, il ne pouvait s’y ressourcer là-bas que le soir. Il haussa les épaules et se leva, trouvant cette cathédrale si belle. Il n’eut pas pu résister.
– J’ai envie d’y faire un tour…
Il bondit du toit et atterrit avec un genou à terre et se releva lentement. Il regarda l’entrée de la luxueuse villa de Kevin en pensant qu’ils ne le chercheraient certainement pas. Il se retourna et marcha tranquillement, les mains dans les poches.
Le vent soufflait très fort, jusqu’à même gonfler la capuche de Mathias comme la voile d’un bateau, faisant légèrement briller l’intérieur. D’un geste brusque, il la serrait autour de son visage jusqu’à ce que les courants ne se calmassent. Marchant d’un calme rythme, il s’approchait de plus en plus de la cathédrale.
Avant d’y entrer, il leva la tête vers le ciel et la regarda, si fière, si belle et majestueuse. Les sculptures étaient un délice pour les yeux. Comment est-ce que les humains avaient-ils pu, un jour ou une nuit, imaginer à bâtir un tel édifice ?
Il y entra par la porte à double battants du centre. Le hall offrit un sol de marbre en damier et un impressionnant espace. Les chaises de bois liées étaient vides.
Toutes ?
Mathias le pensait, jusqu’à ce qu’il vît une personne assise au loin. Il s’approcha de ce banc et s’y assit, refusant de laisser une personne seule dans cet endroit vide.
À sa grande surprise, cette personne était un jeune adolescent qui semblait tout juste sortir de son enfance. L’Ange regarda ce petit homme concentré sur cette sculpture catholique. Il était pourtant habillé de manière inhabituelle. Il portait des bottes dans lesquelles entraient ses pantalons bruns. Son manteau noir semblait usé et son large t-shirt blanc enfoui dans ses pantalons avait des traces noires grises. Ses cheveux étaient noirs et un peu longs, touffus sur sa tête, et son teint mâte prouvait qu’il passait beaucoup de moments au soleil. Entre ses mains était une boule à neige avec, à l’intérieur, la tour Eiffel, l’Arc de triomphe et Notre-Dame.
Le jeune homme pensa que le fait de trouver un gamin si tard le soir était assez étrange. Ne sachant comment l’aborder, il décida de garder le silence et détourna son regard sur la sculpture de marbre. Le silence les faisait se taire pendant de longues et nombreuses minutes.
– Je sais que je n’ai rien à faire là.
L’Ange tourna la tête et le petit garçon le regardait de ses grands yeux en forme d’amandes bleues.
– J’ai fugué de chez moi, dit l’enfant. Je préfère voyager et avoir les pieds au sol.
– Les pieds au sol ?
Le petit garçon hocha la tête.
– Est-ce qu’il y a des gens dehors ? reprit-il.
– Euh… non, pourquoi ?
– J’ai pas envie qu’on me voit.
Mathias ne semblait pas comprendre qui était cet adolescent, ni d’où il venait. Il trouva même ses propos bizarres.
Trop bizarres pour sortir de la bouche d’un humain.
– Tu sais, dit-il, tu devrais retourner chez toi. Tes parents devraient être inquiets.
– C’est pas grave. Je m’en fiche.
– Ne dis pas ça ! rétorqua Mathias. J’ai perdu mes parents quand j’étais enfant et je t’assure que c’est la pire des choses qui me soient arrivées.
– J’ai trouvé des gens mieux que mes parents. Ils prennent soin de moi, ils m’emmènent en voyage et m’apprennent des tas de choses ! Ça fait depuis deux semaines que je suis à Paris. J’ai toujours rêvé de marcher dans ses rues, ajouta l’enfant en regardant sa boule à neige.
– Parce que tu viens d’où ?
Le cadet tendit l’oreille en levant le doigt, obligeant l’Ange à garder le silence et de rester attentif. Il sortit ensuite d’une poche de son manteau une montre à gousset et hocha la tête, ayant deviné l’heure. Les cloches se mirent à chanter de leur plus belle et haute voix.
– Minuit. C’est l’heure… mes amis viendront me chercher.
– Qui sont tes amis ?
– Des matelots, m’sieur l’Ange !
Mathias le dévisagea, bouleversé et abasourdi, sans savoir comment ce gamin avait réussi à deviner qui il était. Le cadet rangea sa boule à neige et sa montre dans ses poches.
Le jeune homme le laissa passer et le gamin marcha rapidement jusqu’à la sortie en mettant un tricorne qui était à côté de lui, hors de la vue de l’Ange, et en sortant une longue-vue dorée de l’autre poche de son manteau. Mathias le suivit, interloqué par ce personnage
En sortant, le petit garçon s’éloigna sur la place de Notre-Dame et leva la tête. Mathias fit de même et ouvrit de grands yeux. Un gigantesque et imposant navire brun foncé aux mats blancs était à quelques mètres au-dessus de la cathédrale. Une corde fut jetée et le petit garçon fit un nœud pour y mettre son pied. Pendant qu’il s’élevait, Mathias courut pour être en-dessous de lui.
– Quel est ton nom ? demanda-t-il en criant avec ses mains autour de la bouche.
– Capitaine Jeremiah du Royaume du Ciel, pour vous servir, m’sieur ! cria le garçon de bon cœur avec sa main libre à côté de la bouche. Pour Jacob et Élicia ! lança-t-il en levant le poing.

La suite est juste là !

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Bien à vous,

Malika H

Rédigé par Malika Hess

Publié dans #Extraits

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