"Mon Âme Vendue" Extrait N°2

Publié le 3 Août 2014

Le deuxième extrait de "Mon Âme Vendue" est là !

Ce passage est issu du chapitre 10. Et Connor fera une découverte plus que bouleversante...

Je sors de chez moi, vêtu d’habits remplis de crânes et de chaînes qui cliquettent à chacun de mes pas. Et ce que je m’apprête à faire est ce que je pense être capable d’accomplir, même si je n’en ai pas la certitude. Je me mets à courir. Et ce de plus en plus vite. Mes pas s’alignent à une vitesse devenant toujours plus époustouflante, voire même effrayante. Je m’approche du mur d’un building. Et plus je m’en approche, moins je ralentis. Au contraire, j’accélère. Posant un pied sur la paroi, je me projette à la verticale.
Une peur m’envahit : celle de me retrouver la tête enfoncée dans le mur. Mes yeux se ferment fortement, ma mâchoire se crispe, mon corps se tend et mes poings se serrent. Mais quand je me rends compte que je cours toujours, j’ouvre les yeux. Je vois le bâtiment défiler sous mes pieds et le toit se rapprocher. Un orgueilleux sourire s’esquisse sur mon visage.
C’est officiel : je peux courir sur les murs… je peux défier les lois de la gravité.
Je retiens un rire ou un cri d’euphorie. C’est peut-être dingue ce qui m’arrive, mais il y a des vies que je dois – peut-être – sauver.
J’arrive sur le toit et j’ai dû décrire de grands cercles avec mes bras pour poser les deux pieds dessus, ayant failli perdre l’équilibre. De là, New-York s’offre à moi. Mon emplacement et la façon dont je m’y suis rendu me laissent croire que je suis le maître du monde. Le bout de mes bottes frôle le bord du toit et je me penche légèrement, observant le très lointain sol. Le vent souffle plus fort, ici. Mon manteau se déploie et mes cheveux dansent. J’aimerais tant écarter les bras, renverser la tête en arrière et fermer les yeux. Comme si je pouvais m’envoler dans les airs.
– Justement, intervient Gabriel en me détachant de ma rêverie, l’aéroport est trop lointain pour que tu y ailles en courant et en sautant de toit en toit.
Je hausse les épaules.
– Quoique j’avais prévu de le faire… (Mon ventre se serre, j’ai peur d’avoir escaladé ce bâtiment pour rien.) Je fais quoi, maintenant ? demande-je en balayant les alentours du regard. Je descends et j’appelle un taxi ?
– Mieux ! me répond Altaz.
Une drôle de sensation me fait hoqueter de douleur. J’ai l’impression que quelque chose bouge dans mon dos et essaie d’en sortir. Cette sensation devient de plus en plus désagréable, à tel point que je tombe sur un genou, les mains au sol, et me mets à haleter. Je grimace de douleur et d’inconfort et serre les dents, jusqu’à ce que deux brûlures me parcourent le dos, des omoplates jusqu’au centre. Un hurlement a essayé de s’échapper d’entre mes dents… et je n’ai plus l’impression d’être… un homme.
En ouvrant les yeux, je me lève et observe furtivement autour de moi, effrayé, me demandant ce qui m’est arrivé. Le souffle saccadé, les sourcils froncés et les yeux écarquillés, je cherche une anomalie en vain.
Mais je ne fais que tourner sur moi-même.
– Si tu n’as pas d’yeux derrière la tête, tu ne verras rien, m’informe calmement Gabriel.
Sa voix me calme instantanément, comme elle sait si bien le faire. Ça a le même effet qu’une caresse maternelle sur le cœur. Lentement, je me ressaisis, même si je suis conscient que je ne peux pas prendre tout mon temps.
Je sens la fraîcheur de la brise automnale se glisser sur mon dos. Mais on dirait que ce n’est pas mon dos.
Voulant répondre aux nombreuses questions que je me pose sur mon corps – que je suis censé connaître depuis plus de vingt-neuf ans –, je sors mon téléphone portable et le déverrouille. En me servant de ma caméra d’autoportrait, je vois mon visage pétrifié à l’idée de faire la connaissance avec un choc traumatisant.
Il fait nuit. Mais derrière moi, c’est blanc. Qui est embusqué derrière moi ? Mes mains tremblent, tandis que j’éloigne mon téléphone. Quand je me rends compte de ce qui sort de mon dos, mon souffle se coupe, mes yeux s’écarquillent et un impitoyable frisson m’écorche la peau.
Des plumes… des ailes… j’ai des ailes qui sortent de mon dos !

Rendez-vous ici pour le prochain passage : le crash d'avion

Comment est-ce que Connor pourra gérer un accident d'avion ?

La réponse est dans le livre !

Bien à vous,

Malika H.

Rédigé par Malika Hess

Publié dans #Extraits

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