"Les Royaumes Cachés : Tome 2 : La Rose de Cupidon" : Extrait N°3

Publié le 10 Janvier 2015

Samedi, Mélanie se réveilla avec les vibrations de son portable. Elle avait reçu un message de Jonathan, lui demandant si elle était libre.
Une heure passa et elle se retrouva devant la demeure. Elle était splendide, rayonnante comme le Soleil en cette belle journée de printemps.
Jonathan était beau, lui aussi. Il descendit de la moto en enlevant son casque et lui fit la bise.
Du petit coffre de la moto à deux places, il sortit un deuxième casque.
– J’ai honte de te décoiffer, dit-il en souriant.
– Oh, il ne le faut pas, répondit-elle en riant.
Le garçon lui passa le casque noir qu’elle mit doucement, faisant attention à ne pas trop déformer sa tresse. Il enfourcha sa moto et Mélanie le regarda, hésitante.
– Qu’est-ce qu’il y a ?
– Tu me promets de ne pas faire le fou avec une fille assise sur ta moto ?
Il hocha la tête en clignant lentement des yeux.
– Je te le promets.
Elle sourit, confiante, et monta sur la moto.
– Accroche-toi.
Ses yeux s’écarquillèrent.
Elle avait cru entendre Mathias.
Mélanie vécut cet étrange sentiment de reconnaître une personne chez une autre. Elle caressa son pendentif de fleur-de-lys en argent que Mathias lui avait offert pour son anniversaire ; elle se souvint de tous ces moments de passion qu’elle avait vécus à ses côtés. Bizarrement, la jeune fille ne fut plus autant touchée par l’absence de ce dernier.
Peut-être que Jonathan avait su la combler.
Elle hocha la tête en souriant.
– OK.
– C’est parti !
Jonathan démarra la moto et tous les deux partirent. Il sentit son cœur battre et sa respiration ralentir en sentant les bras de Mélanie autour de sa taille. Ses joues se réchauffèrent.
Il avait connu beaucoup de filles dans le passé. En y réfléchissant, elles étaient toutes les mêmes : jalouses, narcissiques, complexées, orgueilleuses, possessives, susceptibles et collantes. Elles se préoccupaient trop de leur tenue, se prenaient en photo tout le temps pour ensuite se plaindre en disant qu’elles se trouvaient moches. Et elles traitaient toutes les filles qui s’approchaient de lui de… bref, il avait surtout horreur de celles qui se battaient, surtout pour lui. Les voir se tirer les cheveux, se frapper, traîner par terre… elles lui faisaient pitié.
Mais il sut que Mélanie n’était pas comme cela et en fut heureux.
Il roulait, se dirigeant vers les magasins. En les voyant s’approcher, Mélanie eut des étoiles dans les yeux.
Le jeune homme parqua sa moto et les deux se promenèrent. Ils passaient dans des magasins, la jeune fille regardait des sacs et les essayait. Jonathan était heureux de la voir sourire grâce à lui.
Pour lui, tous les sacs, chaussures et chapeaux lui allaient bien.
Elle allait essayer des habits avec des accessoires assortis. Quand elle sortait de la cabine, elle partageait son avis et Jonathan donnait le sien à son tour avec franchise. Elle souriait à chaque fois, trouvant qu’il avait un grand sens de la mode, pour un garçon.
Quand elle adorait son ensemble, Jonathan dégainait son portable et la photographiait. Les photos étaient de très bonne qualité. Il lui disait toujours que cela donnerait de superbes photos qu’il posterait sur Internet, avec son accord.
Mélanie fut comblée : elle se sentit comme une vedette de cinéma immortalisée par un photographe. Les passants les regardaient, interloqués ou souriants.
Ils sortaient de chaque magasin avec au moins vingt photos. Les articles et ensembles choisis, Mélanie décida de les acheter la semaine suivante avec Kevin ou Serena.
Jonathan l’emmena en promenade dans Paris. Ils s’arrêtèrent devant un petit marchand de glaces artisanales italiennes. Jonathan et Mélanie prirent un cône chacun et le mangèrent en marchant.
Puis, les deux s’assirent sur un petit mur de pierre, au bord de la Seine, leurs glaces terminées. Mélanie regarda l’eau, ainsi que les bateaux qui naviguaient, l’air rêveur.
Ses yeux étoilés firent vibrer son ami.
Jonathan sentit son cœur battre si fort qu’il eût l’impression qu’on pouvait le voir essayer de sortir de sa poitrine. Des frémissements lui parcoururent le dos.
Rien que de la voir sourire grâce à lui le rendit aussi heureux qu’elle. De la chaleur enveloppa son cœur. Ce qu’il ressentait pour elle, il ne l’avait jamais ressenti pour aucune autre fille.
En le dévisageant, Mélanie vit ses mains extrêmement tremblantes. Elle en fut soudainement préoccupée et le regarda avec incertitude.
– Jonathan, ça va ?

Rendez-vous ici :)

Rédigé par Malika Hess

Publié dans #Extraits

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